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L'alchimiste de Paulo Cohelo

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chrisyinyang


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MessageSujet: L'alchimiste de Paulo Cohelo Mer 19 Aoû 2009 - 4:06



L'alchimiste

Pour des millions de lecteurs dans le monde, ce livre a été une révélation : la clef d'une quête spirituelle que chacun de nous peut entreprendre, l'invitation à suivre son rêve pour y trouver sa vérité.

"L'Alchimiste" est le récit d'une quète, celle de Santiago, un jeume berger andalou parti à la recherche d'un trésor enfoui au pied des pyramides. Dans le désert, initié par l'alchimiste, il apprendra à écouter son coeur, à lire les signes du destin et par-dessus tout à aller au bout de son rêve.

Destiné à l'enfant que chaque être cache en lui, L'Alchimiste est un merveilleux conte philosophique, souvent comparé aux classiques du genre - « Le Petit Prince », « Jonathan Livingston le goéland » -, ce livre, devenu best-seller international, a valu en France le Grand Prix des lectrices de « Elle » à l'auteur du « Pèlerin de Compostelle » et de « La Cinquième Montagne ».

Auteur: Paulo Coelho
Editions Livre de poche
Parution : 2001 - ISBN: 2253150908

http://www.naute.com/penserie/alchimiste.phtml

Résumé

Santiago, un jeune berger andalou, part a la recherche d'un trésor enfoui au pied des pyramides.

Lorsqu'il rencontre l'Alchimiste dans le desert, celui-ci lui apprend à écouter son coeur, à lire les signes du destin et, par-dessus tout, aller au bout de so rêve.

Meiveilleux conte philosophique destiné à l'enfant qui sommeille en chaque être, ce livre à déjà marqué une génération de lecteurs.

"Un auteur exetionel"
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chrisyinyang


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MessageSujet: la légende personelle Mer 19 Aoû 2009 - 4:07

« Accomplir sa Légende Personnelle est la seule et unique obligation des hommes. » “L’Alchimiste”, 1994.
Son explication :

« Initié à l’alchimie, je crois que tout homme a une mission sur terre, mais il nous faut sans cesse entraîner notre volonté pour l’accomplir. En ce qui me concerne, quand j’étais écolier, j’avais rapidement senti que je n’aimais pas les sciences mais que, nourri de littérature brésilienne, je désirais devenir écrivain. Mon modèle, c’était évidemment Jorge Amado. Lorsque, à l’adolescence, j’ai parlé de ce désir à ma mère, elle a hurlé en me rappelant que “dans notre pays, il est impossible de devenir écrivain”… Quant à mon père, il voulait que je devienne ingénieur, comme lui. A partir de l’adolescence, j’ai donc oscillé entre deux attitudes : lutter pour mon rêve ou bien céder à la pression parentale. A mon avis, c’est cela qui m’a donné la force dont j’ai besoin aujourd’hui pour vivre ma Légende Personnelle. »

Décryptage :
Le Grand Œuvre maçonnique ou l’Idéal des Templiers, au Moyen Age, affirmaient déjà la nécessité pour l’homme de se réaliser en collaborant au «grand Tout». Mais Coehlo, en inventant ce terme de «Légende Personnelle», fleuron de sa pensée, fait preuve de créativité et modernise la notion de destin, insistant sur la part de responsabilité de chacun dans son accomplissement. Clair encouragement à ne pas passer à côté de sa vie, le concept de Légende Personnelle rappelle aussi Kalif Ali, l’un des pionniers de l’islam : «Cesse de chercher ta place dans la vie, ta place te cherche.»

« Si nous croyons avec force à notre Légende Personnelle, et si nous persistons sur notre voie, alors le monde coopère à notre légende. » “L’Alchimiste”, 1994.
Son explication :

faculté d’intuition dans l’accomplissement de notre Légende Personnelle. Savoir lire les signes que nous transmet l’univers s’apprend, comme on apprend l’alphabet. On en relève quelques-uns, petit à petit ils forment des phrases entières, puis un langage individuel. Attention, donner une interprétation universelle des signes serait sectaire. Il revient à chacun de repérer ceux qui lui sont destinés. Mais surtout, on ne doit pas culpabiliser si on commet des erreurs d’interprétation.

Par exemple, j’ai été intrigué par la multiplication dans ma vie de signes liés à la Pologne : ma photo, dans les journaux brésiliens, apparaissait systématiquement à côté d’informations sur la Pologne, des affiches dans ma rue évoquaient ce pays… A force, j’ai pris un billet d’avion. Là-bas, j’ai travaillé plusieurs semaines dans un bar. Il ne s’est rien passé de particulier. D’une certaine façon, je suis revenu bredouille, mais au fond de moi, je sais bien qu’un jour le sens de ce voyage me sera révélé. Pour accomplir sa Légende Personnelle, il faut sans cesse ajuster des forces paradoxales : la spontanéité et la persévérance, la volonté et l’intuition.»

La tentation de lire des « signes » remonte à la nuit des temps : les Sumériens ou les Egyptiens, notamment, interprétaient la récurrence des nombres ou la configuration des nuages. Mais c’est surtout de Jung (qu’il reconnaît avoir beaucoup lu, notamment pour ses “Sept sermons aux morts”) et de sa notion de « synchronicité » que Coelho s’est sans doute inspiré. Jung qualifiait ainsi l’apparition simultanée de deux événements liés par la signification mais sans relation causale. Ces « coïncidences », vu l’absence d’explication causale, devraient être regardées comme des « arrangements sensés ». En rappelant l’importance des signes, Coelho invite ses lecteurs à poser un autre regard sur la réalité. Ce qui peut déboucher sur une authentique quête de sens ou… sur un fâcheux comportement superstitieux.

« Votre chemin et votre repos dépendent des décisions de votre guide. » “Le Pèlerin de Compostelle”, 1996.
Son explication :

« Avons-nous toujours besoin d’un alchimiste, d’un maître, d’un thérapeute ? Je crois à la nécessité de l’initiation, au sens étymologique, qui est d’“être toujours en train de commencer quelque chose”. En ce sens, nous devons toujours nous comporter comme des étudiants et rechercher des modèles qui nous aideront à révéler notre Légende Personnelle. Mais je considère que celui qui a un maître unique et omnipotent est un esclave. Si nous nous mettons en quête, si nous ouvrons notre esprit, même les rencontres les plus ordinaires de notre vie quotidienne peuvent nous donner des enseignements fondamentaux sur la vie. “La vie est l’art des rencontres”, disait le poète brésilien Vinicius de Moraes. J’approuve. »

La spiritualité étant une expérience vivante, la plupart des traditions considèrent qu’elle ne se trouve pas dans les livres, mais se transmet de maître à disciple : le guru hindou, le starets du monachisme orthodoxe, le lama du Tibet aident leurs disciples sur la voie de leur réalisation intérieure. Leur parole est sacrée à tous les sens du terme. Cependant, dans la tradition hindouiste notamment, le maître authentique s’estompe peu à peu pour laisser l’élève advenir à la rencontre avec lui-même. En nos temps de dérive sectaire, Coelho, qui s’est vu facilement « gouroutisé » par ses fans comme par ses détracteurs, revendique clairement l’autonomie du disciple et pourrait reprendre à son compte les paroles du Bouddha : « Après ma mort, soyez à vous-même votre propre île, votre propre refuge, n’ayez pas d’autre refuge. »

« Celui qui aime a vaincu le monde, sans peur de perdre quoi que ce soit. » “Sur le bord de la rivière Piedra…”, 1995.
Son explication :

Dans mon troisième roman, en effet, j’ai parlé des grandes différences entre amour humain et amour mystique. C’est trop facile d’aimer Dieu : il ne demande rien et accepte notre amour sans restriction. En revanche, il est terriblement difficile d’aimer un autre être humain, parce qu’il y a toujours des défis à relever dans les relations amoureuses. Je connais trop de personnes qui ont choisi la voie spirituelle pour échapper à la réalité magique de la vie. Or, l’autre à aimer est la manifestation physique de Dieu. La pire chose qui puisse arriver, c’est d’aimer Dieu pour mieux fuir ses créations. De plus, l’amour, qui naît toujours d’une intuition, n’a rien à voir avec une accumulation d’expériences. Si on essaye d’apprendre l’amour, on est perdu, car on essaiera d’utiliser avec un nouvel amour les leçons apprises avec un ancien partenaire… Or ces deux personnes sont différentes. En ce sens, aimer signifie toujours oser aimer. »

Brésilien, issu d’un catholicisme très marqué par le culte marial, Coelho a une vision très christique de l’amour, conçu dans son essence comme abnégation et don de soi. La manière dont Coelho parle des créatures de Dieu évoque saint François d’Assise et, presque mot pour mot, ce verset des Evangiles : «Celui qui n’aime pas son frère, qu’il voit, ne peut pas aimer Dieu, qu’il ne voit pas» (Première épître de Jean, IV, 20).

« La tragédie est un défi pour l’homme, car il doit toujours la dépasser. » “La Cinquième Montagne”, 1998.
Son explication :

« La vie est une succession de challenges. Aussi, lorsque tout va bien dans ma vie, cela signifie en fait que tout va mal, car l’évolution est arrêtée et, dans l’univers, seuls les pierres et les morts ne bougent pas. Trop de mes lecteurs ont cru que la Légende Personnelle signifie la joie permanente. Non, ce sont des défis permanents et le fait que nous ayons un libre arbitre dans nos manières de les relever. Dieu nous laisse toujours une possibilité de décider.

Sur ce pouvoir de décision, j’aime raconter cette histoire : un jour, un alpiniste, sur le point d’atteindre le sommet d’une montagne, dévisse et tombe dans le vide. De justesse, il se raccroche à des racines qui poussent le long de la paroi. Il se met à crier : “A l’aide ! Est-ce qu’il y a quelqu’un ?” Personne ne répond. Il s’accroche, sent ses forces décliner et se remet à crier : “Au secours ! Y a-t-il quelqu’un ?” Seul le silence répond. Alors il se dit qu’il va mourir, accepte cette idée et, dans un dernier effort, lance : “A l’aide ! Y a-t-il quelqu’un ici ?” “Oui, répond une voix. Je suis là. Je suis Dieu. Je vais t’aider et envoyer deux anges te récupérer en bas et amortir ta chute. Lâche la paroi et laisse-toi tomber dans le vide !” L’alpiniste réfléchit un instant, puis s’écrie : “Au secours ! Y a-t-il quelqu’un d’autre ?” Nous pouvons toujours décider de notre destin. »

De nombreuses traditions spirituelles ont évoqué le rôle des épreuves dans l’existence humaine : le védisme, le bouddhisme, notamment, expliquent par la notion de karma l’obligation, souvent inévitable, de grandir dans la douleur. La souffrance fait aussi partie de l’expérience du Christ. Pour ce qui est de la dimension psychologique, Viktor Frankl, psychiatre viennois, créateur de la logothérapie, s’est intéressé aux différentes manières de donner un sens à sa vie et de transformer celle-ci en un destin conscient. Il parlait d’«autotranscendance de l’existence humaine». La souffrance elle-même peut y avoir un sens, quand l’individu se montre capable de « transformer une tragédie personnelle en victoire ». Pour une fois – l’occasion est suffisamment rare pour que nous la signalions ! –, Coelho partage ici certaines idées de Freud, quand celui-ci écrivait : « Tant que l’homme souffre, il peut encore faire son chemin dans le monde
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