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Bill Deraime

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Message par chrisyinyang Mar 22 Sep 2009 - 14:02

Bill Deraime, de son vrai nom Alain Deraime est un chanteur et musicien de blues français, né le 2 février 1947 à Senlis (Oise).

Il débute dans la chanson au cours des années 1970 et continue, depuis, à chanter et militer pour diverses causes.

haque artiste fait résonner une note qui lui est propre : par sa sensibilité personnelle, il révèle un morceau de la société dans laquelle il évolue.

Quand Bill Deraime a commencé à écrire et à composer, il était issu de ce milieu hippie des années 70 qui commençait à réaliser que le monde changeait – mais pas du tout comme il le rêvait :le ciel devenait sombre . Bill était jeune, il s’est mis à décrire ce qui l’entourait, il avouait que « c’est dur », qu’il « faut se tirer ailleurs », il montrait toute une frange de personnages qui, comme lui, ne se laissait déjà pas séduire par une triste société marchande : il y avait ceux qui avaient eu un rêve, ceux qui voyaient qu’il ne se réaliserait jamais, ceux qui, déjà, renonçaient. Il fallait devenir pragmatique, ne plus croire qu’on pourrait transformer le monde, chanter des chansons… les temps étaient sévères.
Lorsqu’il a saisi que c’était la fin d’un époque, il avait déjà changé, il était parti voir ailleurs : Babylone déconnait trop. Oui, Babylone déconnait, le nirvana promis était pulvérisé. Or, cette chanson était une base à partir de laquelle Bill allait construire tout ce qu’il écrirait ensuite.

Les années passant, sa sensibilité s’est affirmée, elle est devenue adulte.

A travers 13 albums, un fil s’est dessiné : Bill voulait faire ressentir ses propres sentiments de malaise ou d’espoir à ceux qui écouteraient les chansons, mais ce pari n’était possible qu’avec une grande légèreté dans l’écriture : il n’était pas un politique. De « C’est dur… de se lever quand on est bien au chaud dans l’lit » à « Entre deux eaux… où pour remonter à la surface, il faut souvent toucher le fond », en passant par « Sur le bord de la route… j’ai toujours cette chienne à mes pieds, quand j’essaye de courir elle me mord », sans oublier que « avant la paix… il y a tell’ment de vrais mensonges et de fausses vérités. Tell’ment d’arbres à replanter ».
Et le rêve entrevu qui a traversé le monde dans les années de jeunesse lui fait découvrir une nature dont il est solidaire à travers le temps : « C’est moi le simple nomade, et le grand bâtisseur, le prisonnier qui s’évade, l’éternel voyageur, je suis l’Homme ».
Pas à pas des ponts sont lancés entre ce qui peut être le désespoir du quotidien et la vision têtue de l’avenir.
Le dernier album continue dans ce sens : Bill a plaisir à écrire et il en profite pour affirmer ce qu’il a dans le cœur : maintenant, il peut le laisser apparaître, il a atteint la maturité. Ainsi :
Le système combat la violence et la misère qu’il génère En libéral il étale sa libéralité Mais en fait c’est toujours le vieux dollar vert qu’il sert : Il ne fait que singer l’ancestrale charité Esclaves ou exclus la douleur est la même ….. Bill annonce la couleur, désormais sans ambiguïté. Il parle tranquillement de ce qui lui tient à cœur. Posées sur une solide rythmique reggae, de telles paroles deviennent chanson, et s’impriment facilement dans la mémoire. Il dit ce qu’il a à dire en tant qu’artiste : le temps des complexes est passé, il y a urgence à exprimer ce que tous ne peuvent pas crier.

Devant une société opaque et absurde, il a fait le choix de la lutte par le seul moyen qu’il connaisse écrire et chanter. Il devient un artiste qui vibre au souffle d’alentour, qui se laisse imprégner par les autres, par ce qui se passe sur la petite terre.b Puis il met ses réactions en mots et en musique, et il utilise cette voix très personnelle pour laisser passer ce feeling qui lui est propre. Ses convictions ont pris du poids, depuis les jours où il était éducateur dans un centre de post cure avant de partir en Amérique Centrale dans les camps de réfugiés, ou dans une favela au Brésil.
Ce qu’il a vu du monde, ce qu’il a lu, ses échanges avec les personnes de la rue, il ne peut pas les garder pour lui, il lui faut les transmettre.
Bill Deraime construit avec entêtement une œuvre composée de chansons qui ouvrent le coeur, donnant la parole à ceux qui n’en n’ont pas. Il livre ainsi l’intime de sa vie. Car, l’heure est grave mais non désespérée : Oui on peut faire bouger le système, Oui on doit mettre l’homme au centre de toutes préoccupations, Oui on est nombreux, ensemble, modeste, têtu Oui, l’aventure est plus belle que tout ce qu’on imagine. Lui réagit avec son art, il ouvre des pistes, et c’est là qu’on rencontre sa force de conviction, sa volonté de dénoncer. En faire un fond de commerce, il n’en est pas capable, ça ne l’intéresse pas, se positionner comme rebelle encore moins, c’est bien inutile : il l’a toujours été, toujours à contre courant. Devenir militant ? Mais il l’est : tout est dans les chansons. Réfractaire à tout endormissement dans le « A quoi bon », attentif aux exclus, aux débarqués du système, à l’écoute des battements du cœur de notre quotidien, il nous donne simplement à partager un peu de chaleur et beaucoup, vraiment beaucoup de tout ce qui fait de l’homme un Homme : Le Bien Commun, la Solidarité en Action, l’Union, le Rêve Revisité. Ecoutons le : Nous ne serons plus jamais seuls A chanter nos chansons Ils ont eu tout c’qu’ils veulent : Ayons c’que nous voulons : Des champs de rédemption…

Toujours plus loin
haque artiste fait résonner une note qui lui est propre : par sa sensibilité personnelle, il révèle un morceau de la société dans laquelle il évolue.

Quand Bill Deraime a commencé à écrire et à composer, il était issu de ce milieu hippie des années 70 qui commençait à réaliser que le monde changeait – mais pas du tout comme il le rêvait :le ciel devenait sombre . Bill était jeune, il s’est mis à décrire ce qui l’entourait, il avouait que « c’est dur », qu’il « faut se tirer ailleurs », il montrait toute une frange de personnages qui, comme lui, ne se laissait déjà pas séduire par une triste société marchande : il y avait ceux qui avaient eu un rêve, ceux qui voyaient qu’il ne se réaliserait jamais, ceux qui, déjà, renonçaient. Il fallait devenir pragmatique, ne plus croire qu’on pourrait transformer le monde, chanter des chansons… les temps étaient sévères.
Lorsqu’il a saisi que c’était la fin d’un époque, il avait déjà changé, il était parti voir ailleurs : Babylone déconnait trop. Oui, Babylone déconnait, le nirvana promis était pulvérisé. Or, cette chanson était une base à partir de laquelle Bill allait construire tout ce qu’il écrirait ensuite.

Les années passant, sa sensibilité s’est affirmée, elle est devenue adulte.

A travers 13 albums, un fil s’est dessiné : Bill voulait faire ressentir ses propres sentiments de malaise ou d’espoir à ceux qui écouteraient les chansons, mais ce pari n’était possible qu’avec une grande légèreté dans l’écriture : il n’était pas un politique. De « C’est dur… de se lever quand on est bien au chaud dans l’lit » à « Entre deux eaux… où pour remonter à la surface, il faut souvent toucher le fond », en passant par « Sur le bord de la route… j’ai toujours cette chienne à mes pieds, quand j’essaye de courir elle me mord », sans oublier que « avant la paix… il y a tell’ment de vrais mensonges et de fausses vérités. Tell’ment d’arbres à replanter ».
Et le rêve entrevu qui a traversé le monde dans les années de jeunesse lui fait découvrir une nature dont il est solidaire à travers le temps : « C’est moi le simple nomade, et le grand bâtisseur, le prisonnier qui s’évade, l’éternel voyageur, je suis l’Homme ».
Pas à pas des ponts sont lancés entre ce qui peut être le désespoir du quotidien et la vision têtue de l’avenir.
Le dernier album continue dans ce sens : Bill a plaisir à écrire et il en profite pour affirmer ce qu’il a dans le cœur : maintenant, il peut le laisser apparaître, il a atteint la maturité. Ainsi :
Le système combat la violence et la misère qu’il génère En libéral il étale sa libéralité Mais en fait c’est toujours le vieux dollar vert qu’il sert : Il ne fait que singer l’ancestrale charité Esclaves ou exclus la douleur est la même ….. Bill annonce la couleur, désormais sans ambiguïté. Il parle tranquillement de ce qui lui tient à cœur. Posées sur une solide rythmique reggae, de telles paroles deviennent chanson, et s’impriment facilement dans la mémoire. Il dit ce qu’il a à dire en tant qu’artiste : le temps des complexes est passé, il y a urgence à exprimer ce que tous ne peuvent pas crier.

Devant une société opaque et absurde, il a fait le choix de la lutte par le seul moyen qu’il connaisse écrire et chanter. Il devient un artiste qui vibre au souffle d’alentour, qui se laisse imprégner par les autres, par ce qui se passe sur la petite terre.b Puis il met ses réactions en mots et en musique, et il utilise cette voix très personnelle pour laisser passer ce feeling qui lui est propre. Ses convictions ont pris du poids, depuis les jours où il était éducateur dans un centre de post cure avant de partir en Amérique Centrale dans les camps de réfugiés, ou dans une favela au Brésil.
Ce qu’il a vu du monde, ce qu’il a lu, ses échanges avec les personnes de la rue, il ne peut pas les garder pour lui, il lui faut les transmettre.
Bill Deraime construit avec entêtement une œuvre composée de chansons qui ouvrent le coeur, donnant la parole à ceux qui n’en n’ont pas. Il livre ainsi l’intime de sa vie. Car, l’heure est grave mais non désespérée : Oui on peut faire bouger le système, Oui on doit mettre l’homme au centre de toutes préoccupations, Oui on est nombreux, ensemble, modeste, têtu Oui, l’aventure est plus belle que tout ce qu’on imagine. Lui réagit avec son art, il ouvre des pistes, et c’est là qu’on rencontre sa force de conviction, sa volonté de dénoncer. En faire un fond de commerce, il n’en est pas capable, ça ne l’intéresse pas, se positionner comme rebelle encore moins, c’est bien inutile : il l’a toujours été, toujours à contre courant. Devenir militant ? Mais il l’est : tout est dans les chansons. Réfractaire à tout endormissement dans le « A quoi bon », attentif aux exclus, aux débarqués du système, à l’écoute des battements du cœur de notre quotidien, il nous donne simplement à partager un peu de chaleur et beaucoup, vraiment beaucoup de tout ce qui fait de l’homme un Homme : Le Bien Commun, la Solidarité en Action, l’Union, le Rêve Revisité. Ecoutons le : Nous ne serons plus jamais seuls A chanter nos chansons Ils ont eu tout c’qu’ils veulent : Ayons c’que nous voulons : Des champs de rédemption…
haque artiste fait résonner une note qui lui est propre : par sa sensibilité personnelle, il révèle un morceau de la société dans laquelle il évolue.

Quand Bill Deraime a commencé à écrire et à composer, il était issu de ce milieu hippie des années 70 qui commençait à réaliser que le monde changeait – mais pas du tout comme il le rêvait :le ciel devenait sombre . Bill était jeune, il s’est mis à décrire ce qui l’entourait, il avouait que « c’est dur », qu’il « faut se tirer ailleurs », il montrait toute une frange de personnages qui, comme lui, ne se laissait déjà pas séduire par une triste société marchande : il y avait ceux qui avaient eu un rêve, ceux qui voyaient qu’il ne se réaliserait jamais, ceux qui, déjà, renonçaient. Il fallait devenir pragmatique, ne plus croire qu’on pourrait transformer le monde, chanter des chansons… les temps étaient sévères.
Lorsqu’il a saisi que c’était la fin d’un époque, il avait déjà changé, il était parti voir ailleurs : Babylone déconnait trop. Oui, Babylone déconnait, le nirvana promis était pulvérisé. Or, cette chanson était une base à partir de laquelle Bill allait construire tout ce qu’il écrirait ensuite.

Les années passant, sa sensibilité s’est affirmée, elle est devenue adulte.

A travers 13 albums, un fil s’est dessiné : Bill voulait faire ressentir ses propres sentiments de malaise ou d’espoir à ceux qui écouteraient les chansons, mais ce pari n’était possible qu’avec une grande légèreté dans l’écriture : il n’était pas un politique. De « C’est dur… de se lever quand on est bien au chaud dans l’lit » à « Entre deux eaux… où pour remonter à la surface, il faut souvent toucher le fond », en passant par « Sur le bord de la route… j’ai toujours cette chienne à mes pieds, quand j’essaye de courir elle me mord », sans oublier que « avant la paix… il y a tell’ment de vrais mensonges et de fausses vérités. Tell’ment d’arbres à replanter ».
Et le rêve entrevu qui a traversé le monde dans les années de jeunesse lui fait découvrir une nature dont il est solidaire à travers le temps : « C’est moi le simple nomade, et le grand bâtisseur, le prisonnier qui s’évade, l’éternel voyageur, je suis l’Homme ».
Pas à pas des ponts sont lancés entre ce qui peut être le désespoir du quotidien et la vision têtue de l’avenir.
Le dernier album continue dans ce sens : Bill a plaisir à écrire et il en profite pour affirmer ce qu’il a dans le cœur : maintenant, il peut le laisser apparaître, il a atteint la maturité. Ainsi :
Le système combat la violence et la misère qu’il génère En libéral il étale sa libéralité Mais en fait c’est toujours le vieux dollar vert qu’il sert : Il ne fait que singer l’ancestrale charité Esclaves ou exclus la douleur est la même ….. Bill annonce la couleur, désormais sans ambiguïté. Il parle tranquillement de ce qui lui tient à cœur. Posées sur une solide rythmique reggae, de telles paroles deviennent chanson, et s’impriment facilement dans la mémoire. Il dit ce qu’il a à dire en tant qu’artiste : le temps des complexes est passé, il y a urgence à exprimer ce que tous ne peuvent pas crier.

Devant une société opaque et absurde, il a fait le choix de la lutte par le seul moyen qu’il connaisse écrire et chanter. Il devient un artiste qui vibre au souffle d’alentour, qui se laisse imprégner par les autres, par ce qui se passe sur la petite terre.b Puis il met ses réactions en mots et en musique, et il utilise cette voix très personnelle pour laisser passer ce feeling qui lui est propre. Ses convictions ont pris du poids, depuis les jours où il était éducateur dans un centre de post cure avant de partir en Amérique Centrale dans les camps de réfugiés, ou dans une favela au Brésil.
Ce qu’il a vu du monde, ce qu’il a lu, ses échanges avec les personnes de la rue, il ne peut pas les garder pour lui, il lui faut les transmettre.
Bill Deraime construit avec entêtement une œuvre composée de chansons qui ouvrent le coeur, donnant la parole à ceux qui n’en n’ont pas. Il livre ainsi l’intime de sa vie. Car, l’heure est grave mais non désespérée : Oui on peut faire bouger le système, Oui on doit mettre l’homme au centre de toutes préoccupations, Oui on est nombreux, ensemble, modeste, têtu Oui, l’aventure est plus belle que tout ce qu’on imagine. Lui réagit avec son art, il ouvre des pistes, et c’est là qu’on rencontre sa force de conviction, sa volonté de dénoncer. En faire un fond de commerce, il n’en est pas capable, ça ne l’intéresse pas, se positionner comme rebelle encore moins, c’est bien inutile : il l’a toujours été, toujours à contre courant. Devenir militant ? Mais il l’est : tout est dans les chansons. Réfractaire à tout endormissement dans le « A quoi bon », attentif aux exclus, aux débarqués du système, à l’écoute des battements du cœur de notre quotidien, il nous donne simplement à partager un peu de chaleur et beaucoup, vraiment beaucoup de tout ce qui fait de l’homme un Homme : Le Bien Commun, la Solidarité en Action, l’Union, le Rêve Revisité. Ecoutons le : Nous ne serons plus jamais seuls A chanter nos chansons Ils ont eu tout c’qu’ils veulent : Ayons c’que nous voulons : Des champs de rédemption…

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